Partager l'article ! La petite virée de mon ficus !: Depuis quelques années maintenant, se trouvait sur mon palier un jeune ficus. J’avais eu un coup de cœur pou ...
Depuis quelques années maintenant, se trouvait sur mon palier un jeune ficus. J’avais eu un coup de cœur pour lui un jour de courses dans
une grande surface. C’était un petit ficus haut comme trois pommes. Il était joli et semblait perdu au milieu de cette immensité et de cette foule d’humains qui le remarquaient à peine. Un petit
ficus que j’aimais bien.
Les années passaient et l’arbuste grandissait peu à peu. Il était là. Fidèle. Ecartant ses branches comme pour nous souhaiter la bienvenue ou nous dire
« à ce soir inch’Allah ». Et pour finir, se fondre dans le décor. On ne prêtait presque plus attention à lui. On lui donnait un peu d’eau de temps à autre et on lui changeait son pot tous les ans
à la même époque.
Mais un jour, un vide sur le palier : le petit ficus n’est plus là ! Chose étrange. Notre immeuble est l’un des plus sûr du quartier. Un vol ? Comment
est-ce possible ? J’enquête.
Le gardien n’a rien vu. La femme de ménage non plus d’ailleurs. Pauvre femme ! Elle est montée sur ses grands chevaux car elle pensait être la cible
d’accusations. Quelle étrange disparition ! Du côté des voisins non plus, personne ne sait rien, personne n’a rien vu.
Je me fais une raison. Je me dis que c’est le destin. Personne ne peut rien faire contre sa destinée. Dois-je donc m’avouer vaincue ? Dois-je me rendre
sans me battre ? Oui c’est vrai un ficus ne sera jamais qu’un ficus. Mais tout de même ! Et puis je ne suis pas du genre à me laisser faire. Après tout dans la vie rien n’est acquis
d’avance.
Sous le conseil de certaines personnes, je décide donc d’apposer des affiches devant les portes des bâtiments. Sait-on jamais… !
"La personne ayant pris par erreur le ficus sur le palier du
***ème étage au *** impasse le ***, serait bien aimable de le redéposer
à l’endroit où il se trouvait. Merci infiniment de votre compréhension."
Deux jour plus tard, oh surprise ! Mon ficus ! Il est là, sur le palier du rez-de-chaussée. Al hamdouliLlah ! Aurais-je réussi a faire naître un
sentiment de culpabilité auprès de mon emprunteur arboricole ? J’ignore qui il ou elle est, et a vrai dire je m’en moque. Ce qui compte pour moi c’est cette leçon de vie. Oui car au-delà des
biens matériels ici représentés par ce ficus, l’important c’est de garder toujours en tête que ce qui t’es destiné t’appartiendra tôt ou tard et ce que tu ne dois jamais avoir ne t’appartiendra
jamais. Je l’ai constaté à maintes reprises. Cela semble une évidence et pourtant combien sommes nous à courir après la fortune ? C’est pour cela que je
travaille sur moi-même afin de me défaire de l’attachement que l’on peut avoir pour les biens matériels superflus de ce monde.
« …Comment se résigner ? Quand on voit que le superflu des uns est sans limite, alors que l’essentiel des autres n’est même pas satisfait ! … » Nicolas Hulot.
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